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Sud Drôme

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Un petit tour chez moi, à la croisée de quatre départements, le sud de la Drôme et de l'Ardèche ainsi que le Nord du Vaucluse et du Gard. Pas de grands voyages à grand frais pour découvrir là ou je vis, j'aime ma région et vous la partage...


Le "Premier Soldat De France" à Réauville (Drôme 26)

Publié par Jipaipai sur 11 Novembre 2016, 11:00am

Catégories : #Drôme, #Monument, #Statue, #Etrange, #Personne célébre, #Mémorial, #Réauville

11 Novembre 2016, l'occasion de rendre hommage aux poilus de la "der des ders" et pour moi de revenir sur l'histoire du "premier soldat de France", Albert Roche.

1914-1918 Albert-Severin ROCHE que le Maréchal FOCH qualifia de premier soldat de France. Une stèle en sa mémoire a été inaugurée à Réauville en 1971 par le Maire de l’époque, Gabriel JARNIAC.
1914-1918 Albert-Severin ROCHE que le Maréchal FOCH qualifia de premier soldat de France. Une stèle en sa mémoire a été inaugurée à Réauville en 1971 par le Maire de l’époque, Gabriel JARNIAC.

1914-1918 Albert-Severin ROCHE que le Maréchal FOCH qualifia de premier soldat de France. Une stèle en sa mémoire a été inaugurée à Réauville en 1971 par le Maire de l’époque, Gabriel JARNIAC.

Né à Réauville le 5 mars 1895, décédé à Sorgues le 15 avril 1939

Né à Réauville le 5 mars 1895, décédé à Sorgues le 15 avril 1939

Le buste, en bronze, est l’oeuvre (non signée) de M. Girel, sculpteur à Valaurie, fondu à partir de celui qu’il avait réalisé au préalable en terre cuite. Le monument est situé en face de la maison natale d’A.S. Roche, qui a donné son nom à la place.
Le buste, en bronze, est l’oeuvre (non signée) de M. Girel, sculpteur à Valaurie, fondu à partir de celui qu’il avait réalisé au préalable en terre cuite. Le monument est situé en face de la maison natale d’A.S. Roche, qui a donné son nom à la place.

Le buste, en bronze, est l’oeuvre (non signée) de M. Girel, sculpteur à Valaurie, fondu à partir de celui qu’il avait réalisé au préalable en terre cuite. Le monument est situé en face de la maison natale d’A.S. Roche, qui a donné son nom à la place.

Mais qui est donc cet homme, qu’en novembre 1918 le maréchal Foch qualifie de « Premier soldat de France » ? Qu’a-t-il fait de si extraordinaire pour mériter un tel honneur ? Le héros s’appelle Albert Roche et c’est un Drômois. Il est né à Réauville, en 1895, dans une famille d’agriculteurs. En août 1914, contre l’avis de son père, il s’engage pour « faire la guerre aux Boches ». Cantonné à l’arrière, il se sauve pour monter au front. Accusé de désertion, il est emprisonné et… envoyé au front, dans l’Aisne, avec le 27e bataillon de chasseurs alpins. Là, il enchaîne les faits d’armes les plus incroyables. Au Chemin des Dames, sous la mitraille, il se porte au secours de son capitaine blessé. Un malentendu fait croire à un abandon de poste. Le peloton d’exécution est prêt. Mais à la dernière minute, le capitaine envoie une estafette sauver celui à qui il doit la vie. Courageux, débordant d’imagination, le Drômois inscrit à son actif 1 180 prisonniers, 9 blessures, 12 citations, la médaille militaire, la croix de guerre, la légion d’honneur : Albert Roche est une légende vivante chez les Poilus. Il est d’ailleurs désigné pour être l’un des 7 soldats qui accompagne le cercueil du soldat inconnu sous l’Arc de Triomphe. La guerre finie, Roche rentre à Réauville. Il meurt le 15 avril 1939, à l'âge de 44 ans, fauché par une voiture. Le destin n’est pas à un paradoxe près. 

Il fut l'un des 7 soldats qui escortèrent le soldat inconnu jusqu’à l'Arc de Triomphe.

Il fut l'un des 7 soldats qui escortèrent le soldat inconnu jusqu’à l'Arc de Triomphe.

Il y a au moins un point commun entre le capitaine aviateur Georges Guynemer et le chasseur Albert Roche : l’armée ne voulut pas d’eux quand ils se présentèrent au conseil de révision, les ayant jugés « trop chétifs ». Et cela, malgré leur « ténacité indomptable », leur « énergie farouche » et leur « courage sublime ».

Il y a au moins un point commun entre le capitaine aviateur Georges Guynemer et le chasseur Albert Roche : l’armée ne voulut pas d’eux quand ils se présentèrent au conseil de révision, les ayant jugés « trop chétifs ». Et cela, malgré leur « ténacité indomptable », leur « énergie farouche » et leur « courage sublime ».

Seulement, la postérité aura retenu Guynemer (grâce au prestige de l’aviation, à l’époque…) mais oublié le chasseur Albert Roche, qui fut pourtant, selon les mots du maréchal Foch, le « premier soldat de France ».
Seulement, la postérité aura retenu Guynemer (grâce au prestige de l’aviation, à l’époque…) mais oublié le chasseur Albert Roche, qui fut pourtant, selon les mots du maréchal Foch, le « premier soldat de France ».

Seulement, la postérité aura retenu Guynemer (grâce au prestige de l’aviation, à l’époque…) mais oublié le chasseur Albert Roche, qui fut pourtant, selon les mots du maréchal Foch, le « premier soldat de France ».

Né le 5 mars 1895 à Réauville (Drôme), Albert Roche est le troisième garçon d’une famille nombreuse de cultivateurs. À l’âge de 18 ans, le conseil de révision le réforme en raison de sa faible constitution. Ce n’est que partie remise…  Quand la Première Guerre Mondiale éclate, le jeune paysan veut s’engager coûte que coûte, contre l’avis de son père. Il s’enfuit alors de chez lui et rejoint le camp d’instruction d’Alban (Tarn). Cette fois, les médecins militaires ne font pas la fine bouche : Albert Roche est affecté au 30e Bataillon de Chasseurs.
Né le 5 mars 1895 à Réauville (Drôme), Albert Roche est le troisième garçon d’une famille nombreuse de cultivateurs. À l’âge de 18 ans, le conseil de révision le réforme en raison de sa faible constitution. Ce n’est que partie remise…  Quand la Première Guerre Mondiale éclate, le jeune paysan veut s’engager coûte que coûte, contre l’avis de son père. Il s’enfuit alors de chez lui et rejoint le camp d’instruction d’Alban (Tarn). Cette fois, les médecins militaires ne font pas la fine bouche : Albert Roche est affecté au 30e Bataillon de Chasseurs.

Né le 5 mars 1895 à Réauville (Drôme), Albert Roche est le troisième garçon d’une famille nombreuse de cultivateurs. À l’âge de 18 ans, le conseil de révision le réforme en raison de sa faible constitution. Ce n’est que partie remise… Quand la Première Guerre Mondiale éclate, le jeune paysan veut s’engager coûte que coûte, contre l’avis de son père. Il s’enfuit alors de chez lui et rejoint le camp d’instruction d’Alban (Tarn). Cette fois, les médecins militaires ne font pas la fine bouche : Albert Roche est affecté au 30e Bataillon de Chasseurs.

Mais sa période d’instruction se passe mal : mal noté, « chambré », il s’enfuit à nouveau. Repris, il est envoyé en prison pour désertion. Il dira alors : « Les mauvais soldats, on les expédie là-haut, et moi je veux aller où l’on se bat ». Il sera servi.  Affecté au 27e Bataillon de Chasseurs Alpins, alors engagé dans l’Aisne, Albert Roche ne tarde pas à se distinguer. Volontaire pour aller détruire un nid de mitrailleuses allemandes, il rampe, pendant la nuit, jusqu’à la tranchée ennemie, atteint le tuyau du poêle autour duquel s’étaient rassemblés les soldats de la position à neutraliser et y fait tomber des grenades. La mission est accomplie : le jeune Albert revient dans ses lignes avec les mitrailleuses et 8 prisonniers.

Mais sa période d’instruction se passe mal : mal noté, « chambré », il s’enfuit à nouveau. Repris, il est envoyé en prison pour désertion. Il dira alors : « Les mauvais soldats, on les expédie là-haut, et moi je veux aller où l’on se bat ». Il sera servi. Affecté au 27e Bataillon de Chasseurs Alpins, alors engagé dans l’Aisne, Albert Roche ne tarde pas à se distinguer. Volontaire pour aller détruire un nid de mitrailleuses allemandes, il rampe, pendant la nuit, jusqu’à la tranchée ennemie, atteint le tuyau du poêle autour duquel s’étaient rassemblés les soldats de la position à neutraliser et y fait tomber des grenades. La mission est accomplie : le jeune Albert revient dans ses lignes avec les mitrailleuses et 8 prisonniers.

Ce « coup » ne sera pas le dernier. Toujours volontaire pour les missions les plus périlleuses, le chasseur Roche fera, au total, et à lui seul, 1180 prisonniers!  « De l’audace, toujours de l’audace » disait Danton… Albert Roche n’en a jamais manqué. Comme ce jour où, seul survivant de sa tranchée, en Alsace, il tire avec les fusils de ses camarades tués, disposés en différents endroits pour faire croire à l’ennemi que la position française est toujours aussi solidement défendue. Ce dernier tombe dans le panneau et abandonne son attaque.

Ce « coup » ne sera pas le dernier. Toujours volontaire pour les missions les plus périlleuses, le chasseur Roche fera, au total, et à lui seul, 1180 prisonniers! « De l’audace, toujours de l’audace » disait Danton… Albert Roche n’en a jamais manqué. Comme ce jour où, seul survivant de sa tranchée, en Alsace, il tire avec les fusils de ses camarades tués, disposés en différents endroits pour faire croire à l’ennemi que la position française est toujours aussi solidement défendue. Ce dernier tombe dans le panneau et abandonne son attaque.

De l’audace, il en fit encore preuve quand, capturé avec son lieutenant au cours d’une mission de reconnaissance, il réussit à subtiliser l’arme de l’officier qui l’interrogeait, à le tuer et à ramener 42 prisonniers allemands, avec son chef blessé sur le dos.  Toutefois, malgré ces faits d’armes, Albert Roche a bien failli être fusillé après une offensive de la bataille du Chemin des Dames, lors d’une affaire qui ne manque pas de rapeller le fim « Les sentiers de la gloire » de Kubrick…

De l’audace, il en fit encore preuve quand, capturé avec son lieutenant au cours d’une mission de reconnaissance, il réussit à subtiliser l’arme de l’officier qui l’interrogeait, à le tuer et à ramener 42 prisonniers allemands, avec son chef blessé sur le dos. Toutefois, malgré ces faits d’armes, Albert Roche a bien failli être fusillé après une offensive de la bataille du Chemin des Dames, lors d’une affaire qui ne manque pas de rapeller le fim « Les sentiers de la gloire » de Kubrick…

Son capitaine gravement blessé, le chasseur rampe sous le feu pour le ramener vers les lignes françaises. Une fois l’officier confié aux bons soins des brancardiers, épuisé, il s’endort dans un trou de guetteur. Une patrouille passant par là le prend pour un déserteur.  Et il n’y a pas d’explication qui tienne : Albert Roche passera devant le peloton d’exécution pour abandon de poste! Il ne sera sauvé qu’à la dernière minute : son capitaine, sorti du coma, a confirmé son histoire et l’a disculpé.  En dépit de ses 9 blessures reçues au feu et de ses exploits, Albert Roche terminera la guerre comme il l’a commencée : c’est à dire en tant que 2e classe. Mais un 2e classe avec la Légion d’Honneur, la Médaille Militaire, la Croix de Guerre avec 4 citations et 8 étoiles et la Croix du combattant volontaire.

Son capitaine gravement blessé, le chasseur rampe sous le feu pour le ramener vers les lignes françaises. Une fois l’officier confié aux bons soins des brancardiers, épuisé, il s’endort dans un trou de guetteur. Une patrouille passant par là le prend pour un déserteur. Et il n’y a pas d’explication qui tienne : Albert Roche passera devant le peloton d’exécution pour abandon de poste! Il ne sera sauvé qu’à la dernière minute : son capitaine, sorti du coma, a confirmé son histoire et l’a disculpé. En dépit de ses 9 blessures reçues au feu et de ses exploits, Albert Roche terminera la guerre comme il l’a commencée : c’est à dire en tant que 2e classe. Mais un 2e classe avec la Légion d’Honneur, la Médaille Militaire, la Croix de Guerre avec 4 citations et 8 étoiles et la Croix du combattant volontaire.

En 1920, il fera partie des 7 combattants chargés de désigner le Soldat Inconnu et d’escorter sa dépouille jusqu’à l’Arc de Triomphe. Il sera également invité à la table du roi Georges V d’Angleterre lors des obsèques du maréchal Lord French, en 1925, aux côtés du général Gouraud.

En 1920, il fera partie des 7 combattants chargés de désigner le Soldat Inconnu et d’escorter sa dépouille jusqu’à l’Arc de Triomphe. Il sera également invité à la table du roi Georges V d’Angleterre lors des obsèques du maréchal Lord French, en 1925, aux côtés du général Gouraud.

Par la suite, Albert Roche retrouve la vie civile. Il devient cantonnier, puis pompier à la poudrière de Sorgues. Après avoir affronté mille dangers, il meurt le 15 avril 1939, fauché par une voiture alors qu’il descendait d’un bus.Par la suite, Albert Roche retrouve la vie civile. Il devient cantonnier, puis pompier à la poudrière de Sorgues. Après avoir affronté mille dangers, il meurt le 15 avril 1939, fauché par une voiture alors qu’il descendait d’un bus.

Par la suite, Albert Roche retrouve la vie civile. Il devient cantonnier, puis pompier à la poudrière de Sorgues. Après avoir affronté mille dangers, il meurt le 15 avril 1939, fauché par une voiture alors qu’il descendait d’un bus.

Le destin singulier d’Albert Roche interroge. Au regard des ses états de service, pourquoi n’a-t-il pas été promu quand il était sous les drapeaux? Pourquoi a-t-il été oublié alors que son parcours aurait pu inspirer tant d’autres? La République est bonne fille dit-on… Mais elle sait, hélas, aussi se montrer parfois ingrate avec ceux qui l’ont bien servie…Le destin singulier d’Albert Roche interroge. Au regard des ses états de service, pourquoi n’a-t-il pas été promu quand il était sous les drapeaux? Pourquoi a-t-il été oublié alors que son parcours aurait pu inspirer tant d’autres? La République est bonne fille dit-on… Mais elle sait, hélas, aussi se montrer parfois ingrate avec ceux qui l’ont bien servie…

Le destin singulier d’Albert Roche interroge. Au regard des ses états de service, pourquoi n’a-t-il pas été promu quand il était sous les drapeaux? Pourquoi a-t-il été oublié alors que son parcours aurait pu inspirer tant d’autres? La République est bonne fille dit-on… Mais elle sait, hélas, aussi se montrer parfois ingrate avec ceux qui l’ont bien servie…

Le "Premier Soldat De France" à Réauville (Drôme 26)
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Denise 12/11/2016 13:46

Et bien dis donc, c'était quelqu'un !
En plus "pas con" comme aurait dit ma maman !
Mais mourir bêtement à 44 ans après tout ce qu'il avait traversé !
Bon après midi Jipapy

papyserge.y 11/11/2016 19:07

c'est étonnant qu'il n'est pas eu de promotion , avec tous ses fait de guerre , c'est aussi étonnant qu'il ne soit pas resté dans les commandos ,
tué renversé par une voiture , c'est trop con , aprés tous les risques qu'il a pris pendant la guerre !! sont ange gardien l'avait abandonné ou quoi ??? merci de lui faire cette note qui la fait revivre un peu , il le mérite bien

ophelie 11/11/2016 11:11

Un brave de brave....triste fin pour lui....
bonne journee

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