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Sud Drôme

Sud Drôme

Un petit tour chez moi, à la croisée de quatre départements, le sud de la Drôme et de l'Ardèche ainsi que le Nord du Vaucluse et du Gard. Pas de grands voyages à grand frais pour découvrir là ou je vis, j'aime ma région et vous la partage...


La statue Déboulonnée Du Général Championnet à Valence (Drôme 26)

Publié par Jipaipai sur 18 Février 2017, 13:39pm

Catégories : #Statue, #Drôme, #Valence, #Personne célébre

(02/10/2016) Sur le Champ de Mars de Valence, une statue de Bronze d'un général de l'armée Française sauvée de la fonderie lors de l'occupation, en 1944...

Les Valentinois ont placé le général Championnet sur un très haut piédestal, plus haut que celui accordé aux bronzes de Bancel et de Madier de Montjau. Alexandre Dumas dans son roman fleuve La San-Felice en a fait le modèle du général républicain propagateur du progrès avec son œuvre législative accomplie en accord avec l’ancien conventionnel Jullien de la Drôme. A contrario le personnage est considéré par certains historiens comme animé d’une insatiable soif de pouvoir et de richesses.

En 1838, une souscription est lancée pour compléter les subventions, afin d’ériger une statue dédiée à Championnet. C’est le projet du sculpteur grenoblois Sappey qui est retenu. Elle le représente en tenue de général de division entrant à Naples. Elle est implantée au nord de l’esplanade du Champ de Mars, à Valence. 

En 1838, une souscription est lancée pour compléter les subventions, afin d’ériger une statue dédiée à Championnet. C’est le projet du sculpteur grenoblois Sappey qui est retenu. Elle le représente en tenue de général de division entrant à Naples. Elle est implantée au nord de l’esplanade du Champ de Mars, à Valence. 

La statue de ce général de la Révolution française représentait pour les Résistants, au-delà de son poids de bronze qui aurait servi à fabriquer des canons par l’occupant, l’emblème de la liberté et de l’émancipation. 

La statue de ce général de la Révolution française représentait pour les Résistants, au-delà de son poids de bronze qui aurait servi à fabriquer des canons par l’occupant, l’emblème de la liberté et de l’émancipation. 

La statue du général Championnet est descendue de son piédestal, puis déboulonnée entre le 6 et le 8 avril 1944.  Le 6 avril, M. Reboul, secrétaire général de la mairie et Maurice Caillet, conservateur du musée ont réussi à sauver la statue pesant 2 500 kg, après de difficiles négociations. Elle est transportée au musée sous prétexte d’en faire un moulage. Ils l’ont fait enterrer dans la cour du musée. Les pavés de la cour furent ensuite remis en place. 

La statue du général Championnet est descendue de son piédestal, puis déboulonnée entre le 6 et le 8 avril 1944.  Le 6 avril, M. Reboul, secrétaire général de la mairie et Maurice Caillet, conservateur du musée ont réussi à sauver la statue pesant 2 500 kg, après de difficiles négociations. Elle est transportée au musée sous prétexte d’en faire un moulage. Ils l’ont fait enterrer dans la cour du musée. Les pavés de la cour furent ensuite remis en place. 

La statue Déboulonnée Du Général Championnet à Valence (Drôme 26)
En novembre 1944, la statue est exhumée de sa cachette, puis réinstallée sur son piédestal de la place du Champ de Mars. Le 11 novembre 1944, les Valentinois sont appelés à venir honorer le retour de la statue de Championnet, en présence des autorités civiles, militaires et religieuses.

En novembre 1944, la statue est exhumée de sa cachette, puis réinstallée sur son piédestal de la place du Champ de Mars. Le 11 novembre 1944, les Valentinois sont appelés à venir honorer le retour de la statue de Championnet, en présence des autorités civiles, militaires et religieuses.

-"Général en chef des armées de la République Française en Italie vainqueur sur les bords du Tibre du Bronte du Garigliano du Volturne. Il soumit la ville de Naples le 23 Janvier 1799 et resta pur au milieu des séductions de la conquête. Au général sorti des rangs du peuple. Hommage public de sa ville natale."

-"Général en chef des armées de la République Française en Italie vainqueur sur les bords du Tibre du Bronte du Garigliano du Volturne. Il soumit la ville de Naples le 23 Janvier 1799 et resta pur au milieu des séductions de la conquête. Au général sorti des rangs du peuple. Hommage public de sa ville natale."

-"Sous le règne de Louis Philippe 1er Roi Des Français, ce monument a été élevé aux applaudissements du peuple sous les auspices du conseil municipal de Valence par les soins d'une commission aux frais de la ville et des citoyens amis de leur pays."

-"Sous le règne de Louis Philippe 1er Roi Des Français, ce monument a été élevé aux applaudissements du peuple sous les auspices du conseil municipal de Valence par les soins d'une commission aux frais de la ville et des citoyens amis de leur pays."

"Jean Etienne CHAMPIONNET né à Valence le 14 avril 1762 Mort à Antibes le 9 Janvier 1800. Statue restaurée en 2002."

"Jean Etienne CHAMPIONNET né à Valence le 14 avril 1762 Mort à Antibes le 9 Janvier 1800. Statue restaurée en 2002."

TERNI-ORTICOLI-PORTO DI FERMO-GAETE-CIVITA CASTELLANA-CAPOUE-NAPLES

TERNI-ORTICOLI-PORTO DI FERMO-GAETE-CIVITA CASTELLANA-CAPOUE-NAPLES

Sauver la statue du général Championnet, ce n’était pas seulement soustraire de la collecte des métaux non ferreux, c’était aussi un acte de résistance symbolique. Jean-Étienne Vachier dit Championnet est né à Valence en 1762. Il adhère aux idées révolutionnaires, il devient grenadier de la garde nationale de Valence en juillet 1789, puis sergent. Il est élu, en septembre 1792, lieutenant-colonel, commandant le 6ème bataillon de volontaires de la Drôme. Il est promu général de brigade par les représentants du peuple, en février 1794, puis général de division en juin. En octobre 1798, le Directoire le nomme au commandement de l’armée de Rome, puis de Naples qu’il enlève le 23 janvier 1799. Il va y favoriser l’émergence d’un mouvement populaire jacobin et il préside à la naissance de la République Parthénopéenne. Son attitude et ses actions sont condamnées par le Directoire qui le destitue et le fait arrêter le 25 février 1799. Il est réhabilité en juillet et nommé au commandement de l’armée des Alpes. Il meurt, à Antibes, le 9 janvier 1800. 

Sauver la statue du général Championnet, ce n’était pas seulement soustraire de la collecte des métaux non ferreux, c’était aussi un acte de résistance symbolique. Jean-Étienne Vachier dit Championnet est né à Valence en 1762. Il adhère aux idées révolutionnaires, il devient grenadier de la garde nationale de Valence en juillet 1789, puis sergent. Il est élu, en septembre 1792, lieutenant-colonel, commandant le 6ème bataillon de volontaires de la Drôme. Il est promu général de brigade par les représentants du peuple, en février 1794, puis général de division en juin. En octobre 1798, le Directoire le nomme au commandement de l’armée de Rome, puis de Naples qu’il enlève le 23 janvier 1799. Il va y favoriser l’émergence d’un mouvement populaire jacobin et il préside à la naissance de la République Parthénopéenne. Son attitude et ses actions sont condamnées par le Directoire qui le destitue et le fait arrêter le 25 février 1799. Il est réhabilité en juillet et nommé au commandement de l’armée des Alpes. Il meurt, à Antibes, le 9 janvier 1800. 

Sur l'instigation des occupants, dès 1941, est déclenchée en France une campagne pour la récupération des métaux non ferreux, notamment du plomb, du cuivre, de l'étain.   Dans toutes les villes et toutes les bourgades de grandes affiches informent la population en s'appuyant sur des arguments fallacieux, par exemple que sans cuivre on ne pourrait pas lutter contre le mildiou, maladie de la vigne, donc qu'on produirait moins de vin, et que sans plomb on ne pourrait pas fabriquer l'insecticide, l’arséniate de plomb, destiné à détruire les doryphores qui ravagent les champs de pommes de terre.   Une collecte des métaux non ferreux est organisée, à la suite d'une circulaire adressée aux maires, pendant la période allant du 18 août au 18 octobre 1941. Par une lettre de l'Inspecteur d'Académie aux directeurs d'écoles, les enfants sont incités à y participer.   Les métaux étaient payés d'après le barème suivant : plomb : 6 francs le kg, cuivre : 30 francs le kg, étain : 75 francs le kg. Pour la ville de Valence cette collecte rapporta 5 722 kg de cuivre, 1 953 kg de plomb et 24 kg d’étain.   Par les lois du 26 janvier 1942 et du 4 juin 1942, est créé le Commissariat à la mobilisation des métaux non ferreux. Un contrôle principal Drôme-Ardèche est installé 5, rue Chevandier à Valence. Des ordres impératifs sont donnés pour récupérer le plomb et le bronze des installations d'éclairage à gaz des rues et des bâtiments ne répondant plus à aucune utilité.   Par la suite sont envoyées à la refonte les statues et les plaques en bronze de certains monuments. En règlement des statues d'Emile Augier, de Bancel, de Montalivet, du buste de Louis Gallet, des plaques du monument aux Morts de la guerre de 1870, pesant en tout 10 770 kg, la ville de Valence a perçu la somme de 323 100 francs.    Auteurs : Jean Sauvageon  Sources : Dvd-rom La Résistance dans la Drôme et le Vercors, éditions AERI-AERD, 2007. R. Pierre, J-P. Bernard, C. Magnan, J. Sauvageon, R. Serre, C. Seyve. M. Seyve, 240 000 Drômois, de Robespierre à Bonaparte, Éd. Notre Temps, 1996. Bernard-Marie Despesse, Le Champ de Mars, terrasse de Valence, Mémoire de la Drôme, 2010

Sur l'instigation des occupants, dès 1941, est déclenchée en France une campagne pour la récupération des métaux non ferreux, notamment du plomb, du cuivre, de l'étain.  Dans toutes les villes et toutes les bourgades de grandes affiches informent la population en s'appuyant sur des arguments fallacieux, par exemple que sans cuivre on ne pourrait pas lutter contre le mildiou, maladie de la vigne, donc qu'on produirait moins de vin, et que sans plomb on ne pourrait pas fabriquer l'insecticide, l’arséniate de plomb, destiné à détruire les doryphores qui ravagent les champs de pommes de terre.  Une collecte des métaux non ferreux est organisée, à la suite d'une circulaire adressée aux maires, pendant la période allant du 18 août au 18 octobre 1941. Par une lettre de l'Inspecteur d'Académie aux directeurs d'écoles, les enfants sont incités à y participer.  Les métaux étaient payés d'après le barème suivant : plomb : 6 francs le kg, cuivre : 30 francs le kg, étain : 75 francs le kg. Pour la ville de Valence cette collecte rapporta 5 722 kg de cuivre, 1 953 kg de plomb et 24 kg d’étain.  Par les lois du 26 janvier 1942 et du 4 juin 1942, est créé le Commissariat à la mobilisation des métaux non ferreux. Un contrôle principal Drôme-Ardèche est installé 5, rue Chevandier à Valence. Des ordres impératifs sont donnés pour récupérer le plomb et le bronze des installations d'éclairage à gaz des rues et des bâtiments ne répondant plus à aucune utilité.  Par la suite sont envoyées à la refonte les statues et les plaques en bronze de certains monuments. En règlement des statues d'Emile Augier, de Bancel, de Montalivet, du buste de Louis Gallet, des plaques du monument aux Morts de la guerre de 1870, pesant en tout 10 770 kg, la ville de Valence a perçu la somme de 323 100 francs. Auteurs : Jean Sauvageon  Sources : Dvd-rom La Résistance dans la Drôme et le Vercors, éditions AERI-AERD, 2007. R. Pierre, J-P. Bernard, C. Magnan, J. Sauvageon, R. Serre, C. Seyve. M. Seyve, 240 000 Drômois, de Robespierre à Bonaparte, Éd. Notre Temps, 1996. Bernard-Marie Despesse, Le Champ de Mars, terrasse de Valence, Mémoire de la Drôme, 2010

La statue Déboulonnée Du Général Championnet à Valence (Drôme 26)
La statue Déboulonnée Du Général Championnet à Valence (Drôme 26)
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papyserge.y 18/02/2017 14:04

Général Championnet ! jamais entendu parler ! il est mort jeune

Jipaipai 19/02/2017 18:53

Maintenant tu connais, j'aime bien ce genre de statue et ce parcours atypique pour une statue!

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