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Sud Drôme

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Drôme, Ardèche, Vaucluse et Gard. Là ou je vis, ma ville, ma région, mon pays...mes balades régionales et nationales.


La Plaque de cocher de Montségur-Sur-Lauzon (26130)

Publié par Jipai sur 4 Mars 2021, 08:19am

Catégories : #Drôme, #Patrimoine, #Trace du passé, #Montségur-Sur-Lauzon, #Plaque de cocher

(24/02/2021) Brumeux ce matin mais le soleil n'est pas loin une belle journée qui s'annonce, un peu flemmard aussi, pas envie de bricoler, de pédaler, de jardiner, de "bloguer" ... allons y pour de la photo, "en voiture Simone" on verra bien, une petite chapelle a visiter du côté de Chamaret mais avant sur la route...cette plaque de cocher, une borne kilométrique en fonte de "Chemin vicinal ordinaire N°1"

Pour être un fidèle la page FB des plaques de cocher et depuis que je parcours les routes de la région en bicyclette je sais pertinemment que des bornes comme celle ci il y en a encore pas mal sur pieds de par chez nous. Ce qui fait sa particularité ici, c'est quelle à gardé sa plaque de distance légale en fonte. C'est d'ailleurs la seule de la région que je connaisse.

Pour être un fidèle la page FB des plaques de cocher et depuis que je parcours les routes de la région en bicyclette je sais pertinemment que des bornes comme celle ci il y en a encore pas mal sur pieds de par chez nous. Ce qui fait sa particularité ici, c'est quelle à gardé sa plaque de distance légale en fonte. C'est d'ailleurs la seule de la région que je connaisse.

La loi du 21 mai 1836, dite de Thiers-Montalivet, crée la voirie vicinale décomposée en deux catégories :  la voirie communale non classée (chemins ruraux, voirie communale) dont la construction et l'entretien restent entièrement à la charge des communes. les chemins vicinaux classés (chemins de grande communication ou "CGC", chemins d'intérêt commun ou "C.I.C". et chemins vicinaux ordinaires) gérés grâce aux subventions du Conseil général mais placés sous le contrôle du préfet.

La loi du 21 mai 1836, dite de Thiers-Montalivet, crée la voirie vicinale décomposée en deux catégories :  la voirie communale non classée (chemins ruraux, voirie communale) dont la construction et l'entretien restent entièrement à la charge des communes. les chemins vicinaux classés (chemins de grande communication ou "CGC", chemins d'intérêt commun ou "C.I.C". et chemins vicinaux ordinaires) gérés grâce aux subventions du Conseil général mais placés sous le contrôle du préfet.

Selon Patrick Rollet qui semble être expert en ce qui concerne les plaques de cochet et fondateur du site du même nom, nous sommes en présence ici d'un poteau en pierre de taille. Ces poteaux datent du milieu du XIXème et avaient tous des plaques au départ, certains ont été repris pour y fixer des indications directionnelles modernes.

Selon Patrick Rollet qui semble être expert en ce qui concerne les plaques de cochet et fondateur du site du même nom, nous sommes en présence ici d'un poteau en pierre de taille. Ces poteaux datent du milieu du XIXème et avaient tous des plaques au départ, certains ont été repris pour y fixer des indications directionnelles modernes.

Dans le Vaucluse en 1930, 66 ont été enlevés et remplacés par des bornes Michelin. Ce support à pu servir à apposer des plaques Michelin mais il n'était pas fait pour ça à l'origine. Merci à lui pour toute ces précisions

Dans le Vaucluse en 1930, 66 ont été enlevés et remplacés par des bornes Michelin. Ce support à pu servir à apposer des plaques Michelin mais il n'était pas fait pour ça à l'origine. Merci à lui pour toute ces précisions

Toujours à Montségur-Sur-Lauzon, cette "Plaque de Distances Légales" plus communément nommées "soupière". Ces "soupières" sont caractéristiques au département de la Drôme. Générées par une circulaire napoléonienne de 1859, elles furent installées en ce département entre 1860 et 1863, une par commune, soit 369 plaques. 

Toujours à Montségur-Sur-Lauzon, cette "Plaque de Distances Légales" plus communément nommées "soupière". Ces "soupières" sont caractéristiques au département de la Drôme. Générées par une circulaire napoléonienne de 1859, elles furent installées en ce département entre 1860 et 1863, une par commune, soit 369 plaques. 

Selon l’arrêté administratif du 17 avril 1861 établi par le Préfet de la Drôme (M. Ferlay) elles devaient être: en fonte, peinte en couleur bleue, avec inscription blanche; elle sera cloutée contre la mairie, contre l’église ou contre un mur de la place publique la plus centrale de la commune.
Selon l’arrêté administratif du 17 avril 1861 établi par le Préfet de la Drôme (M. Ferlay) elles devaient être: en fonte, peinte en couleur bleue, avec inscription blanche; elle sera cloutée contre la mairie, contre l’église ou contre un mur de la place publique la plus centrale de la commune.

Selon l’arrêté administratif du 17 avril 1861 établi par le Préfet de la Drôme (M. Ferlay) elles devaient être: en fonte, peinte en couleur bleue, avec inscription blanche; elle sera cloutée contre la mairie, contre l’église ou contre un mur de la place publique la plus centrale de la commune.

 Juste en face sur les murs de l'église cette plaque pour ce  "Chemin de Grande Communication N° 21" qui va de  Grignan à Bollène en passant par Montségur-sur-Lauzon. Plaque qui aurait besoin que le commune la *rechampisse, c'est un petit patrimoine que beaucoup de commune redécouvre petit à petit dans la région, comme Solérieux ou Saint-Restitut, et grâce à des sites comme plaquedecocher.fr.

 Juste en face sur les murs de l'église cette plaque pour ce  "Chemin de Grande Communication N° 21" qui va de  Grignan à Bollène en passant par Montségur-sur-Lauzon. Plaque qui aurait besoin que le commune la *rechampisse, c'est un petit patrimoine que beaucoup de commune redécouvre petit à petit dans la région, comme Solérieux ou Saint-Restitut, et grâce à des sites comme plaquedecocher.fr.

*"Rechampir"En peinture décorative, faire ressortir une moulure, un ornement du fond sur lequel ils sont appliqués, soit en marquant leurs contours, soit en employant une ou plusieurs couleurs différentes de celle du fond.
*"Rechampir"En peinture décorative, faire ressortir une moulure, un ornement du fond sur lequel ils sont appliqués, soit en marquant leurs contours, soit en employant une ou plusieurs couleurs différentes de celle du fond.

*"Rechampir"En peinture décorative, faire ressortir une moulure, un ornement du fond sur lequel ils sont appliqués, soit en marquant leurs contours, soit en employant une ou plusieurs couleurs différentes de celle du fond.

....et la 3éme bornes au carrefour de la D231 ET 481 (Le Dauphiné du 20/01/2021)...j'ai vérifié, c'est bien sur le territoire de Montségur.

....et la 3éme bornes au carrefour de la D231 ET 481 (Le Dauphiné du 20/01/2021)...j'ai vérifié, c'est bien sur le territoire de Montségur.

La Plaque de cocher de Montségur-Sur-Lauzon (26130)

Le 19 août 1859, le Ministre Secrétaire d’Etat au Département de l’Intérieur invite les départements, via les Préfets, à étendre la pose de tableaux et poteaux indicateurs aux Chemins Vicinaux. Dés le mois d’août 1859, les Conseils Départementaux s’emparent de cette circulaire et font connaître leur volonté de la mettre en œuvre: tel est le cas de la Charente-Inférieure, de la Corrèze, des Hautes-Alpes, de l’Aude, de la Somme, du Vaucluse, de la Haute-Saône .Tous ces départements précisent que pour eux les routes départementales et Impériales sont déjà pourvues. Par contre, aucun ne fait même allusion à une quelconque volonté d’installer des plaques de distance légales. Et effectivement, cette volonté Impériale ne fut suivie que par très peu de départements. Les seuls que l’on connaisse (parce que les plaques utilisées ont survécus) sont la Drôme et la Sarthe. Faut-il y voir une affinité particulière des préfets de l’époque avec ce régime impérial renaissant ? C’est possible: Joseph Ferlay, préfet de la Drôme en 1849 à 1862, était Commandeur de l’Ordre Impérial de la Légion d’Honneur. Quoiqu’il en soit, même si cette demande ne correspondait à aucun besoin réel de la population, elle nous permet aujourd’hui de pouvoir admirer quelques plaques telles que celles de la Drôme, uniques en France.

A Saint-Paul-Trois-Châteaux il nous en reste une, mais comme tout ce qui est petit patrimoine ce n'est pas une priorité pour nos édiles, pour s'en convaincre il suffit de voir l'état des fontaines, lavoirs, remparts, statues et bien d'autres petits symboles d'une époque révolue, dommage.

A Saint-Paul-Trois-Châteaux il nous en reste une, mais comme tout ce qui est petit patrimoine ce n'est pas une priorité pour nos édiles, pour s'en convaincre il suffit de voir l'état des fontaines, lavoirs, remparts, statues et bien d'autres petits symboles d'une époque révolue, dommage.

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