Lors de mon "dernier rencard" avec la marquise début mai 2016 (voir "la statue de la marquise de Sévigné" publié le 9 mai 2016 sur ce blog), j'ai découvert un endroit à quelques centaines de mètres du château qu'elle trouvait sympa et reposant pour écrire. Pour l'avoir visité, je dois avouer qu'elle ne s'était pas trompée la marquise, superbe endroit.
Située à environ 500 mètres du village de Grignan, une avancée de rocher devient « la roche courbée » ou Rochecourbière, lieu aménagé au XVIIe siècle par le comte François de Grignan.
Le baron d'empire Salamon l'avait en effet acquise en 1837, y avait fait faire des restaurations et installé la table de pierre de style Louis XIV que l'on peut encore y voir. Ensuite, il avait légué la grotte et la portion de "garenne" qui l'entourait à la commune.
L'entrée était au XIXe siècle décorée de vases rocailles hélas disparus aujourd'hui. La marquise de Sévigné devait vraiment être calme ici pour rédiger ces lettres adressées à sa mère, "Marie De Rabutin Chantal" la comtesse de Sévigné qui apprécié aussi cet endroit.
La fontaine rocaille est toujours présente. Au XIXe et au début du XXe siècle, des concerts y étaient donnés et des fanfares y jouaient.
Une pierre encastrée dans le rocher, nous apprend que la grotte a été donnée à la commune de Grignan par le baron de Salamon le 20 novembre 1837.
Son épouse, Françoise Marguerite de Sévigné, comtesse de Grignan, écrit de Rochecourbière à sa mère, madame de Sévigné, qui aimait ce lieu. Les seigneurs de Grignan y donnaient des fêtes.
Dans les années 1930, la population de rendait à Rochecourbière se rendait à la grotte le lundi de Pâques, et y dansait à la clarté des lanternes une fois la nuit tombée.
Cette grotte est en fait un abri sous roche, aménagé avec escalier d'accès, table et bancs de pierre. Ce lieu étrange séduisit la célèbre marquise de Sévigné qui aimait s'y retirer. Elle y a écrit plusieurs de ses célèbres "lettres", où elle vante l'agrément de ce site enchanteur, les joyeux soupers et les brillantes fêtes de nuit, dont il était fréquemment le théâtre. Le site était appelé "butte de promenade" de Madame de Sévigné. (Source DREAL Auvergne-Rhône-Alpes)
Seule ombre au tableau....le manque d'entretiens, mauvaises herbes, ronces et murets qui s'effondrent, dommage, il mérite mieux que çà ce petit paradis, une petite partie du riche patrimoine Grignanais.
Cartes postales anciennes de ma collection de ce lieu vraiment idylique.

