Des photos du 18 Mars 2016, par une belle journée ensoleillée de printemps, j'avais profité du beau temps pour me rendre à Bollène prendre des photos de la statue de "Lutteurs" de Carpentier, monument située sur la place juste devant la mairie de Bollène, la luminosité de cette journée faisait ressortir la majesté de la façade de ce magnifique bâtiment.
En 1841, le Maire, Alexandre de Granet Lacroix, prend l’initiative de louer les locaux de l’ancien hospice pour y installer la Mairie.
Le 6 mars 1841 le bail emphytéotique est établi pour une durée de 99 ans avec un loyer annuel de 400 francs. On accède à la mairie par la rue de la Sabaterie vieille (Émile Zola ). Plus tard, en 1866, le maire Alfred Violès décide d’acquérir la bâtisse et ses dépendances, que l’Hospice possède depuis un temps immémorial. L’ensemble est cédé au prix de 10.000 francs.
Au début des années 1880, le maire Reynaud de la Gardette et le conseil municipal, lancent la très vaste opération de la construction de l’Hôtel de ville et d’une très grande place. Ces travaux vont entraîner une profonde modification du centre ville qui se poursuivra avec l’ouverture de la rue A. Blanc.
Édifié dans un style Néo Renaissance, à l’image de l’Hôtel de ville de Paris, il a des dimensions imposantes paraissant un peu démesurées par rapport à l’importance de la ville à cette époque. A noter une conception hardie intégrant, dans une aile, un grand bazar, devenu plus tard un cinéma toujours en activité, et dans l’autre aile, un Hôtel Café Restaurant avec terrasse.
Ces commerces étaient mis en location afin d’alléger les frais d’entretien. À l’intérieur, outre le bel escalier et le plafond de l’étage « en trompe l’oeil » de la salle des pas perdus, on trouve deux statues dues au sculpteur bollénois Félix Charpentier (1858 / 1926). Artiste complet, dont la vie et l’œuvre sont décrites dans le livre de M Boudon Henri qui recense pas moins de 175 réalisations, dont, acquises par l’État et cédées à la Ville de Bollène.
Le niveau de l'eau lors de la crue de la rivière toute proche, Le Lez, en 1993. Prenant sa source dans les Baronnies, au pied de Méliandre, le Lez est un torrent à caractère typiquement méditerranéen. Son lit, généralement à sec ou avec un très faible débit peut enfler démesurément après un orage provoquant des crues énormes. Parmi celles-ci, dites centenales, l'histoire a retenu les dates de 1662, 1745, 1951 et 1993.
Sur la place Henry Reynaud de la Gardette faisant face à la Mairie, le groupe en marbre LES LUTTEURS repose sur un socle imposant agrémenté, à l’avant d’un mineur en pantalon et torse nu et, à l’arrière d’une magnanarelle, bras levés, cueillant les feuilles de murier. Deux représentations d’activités importantes dans Bollène à cette époque : l’extraction de la terre réfractaire et l’élevage des vers à soie.
En cette année du centenaire de la première guerre mondiale, les noms des victimes dans le hall de la mairie.
Mes sources:
http://www.provence-bollene-initiative.org/mairie_bollene.html